Le scénario d’un “no deal” pour quelques jours au moins à partir du 1er janvier planait à nouveau lundi sur les négociations postBrexit, dans l’impasse à dix jours de la rupture définitive entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, rapporte l’AFP. La négociation, largement éclipsée par le chaos dans les transports provoqué par l’apparition d’une variante plus contagieuse du coronavirus en Angleterre, a repris lundi à Bruxelles. Elle continue de bloquer notamment sur l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, un sujet au faible poids économique, mais devenu un enjeu politique des deux côtés de la Manche. “On est très loin encore d’un accord”, a déclaré un diplomate européen, selon lequel “une réflexion politique est engagée pour savoir si on brise là ou si une offre finale est soumise à Londres”. En attendant, les négociateurs ont d’ores et déjà dépassé la date butoir fixée par le Parlement européen, qui attendait un texte avant “dimanche minuit” pour pouvoir le ratifier à temps. Un accord conclu in extremis pourrait encore être appliqué provisoirement le 1er janvier, avec une ratification a posteriori du Parlement européen. Mais selon plusieurs sources européennes, un tel cas de figure n’est techniquement possible que si un compromis est trouvé avant Noël, sans quoi un “no deal”, au moins pour quelques jours, semble inévitable.